Dudognon Cognac

COGNAC DUDOGNON

LA FOLLE SE CHAUFFE AU BOIS

COGNAC DUDOGNON

Loin de nous l'intention d'affubler la charmante Claudine Dudognon, digne héritière d'un précieux savoir-faire familial en matière de distillation, d'un qualificatif désobligeant.
Cette vigneronne, totalement investie dans sa mission de défense des cépages et méthodes traditionnels, est consciente du précieux héritage que représentent les belles eaux de vie léguées par son père. Elle déclare d'ailleurs, avec un brin d'humour mais beaucoup de justesse, qu'elle "travaille pour les générations suivantes".
Car, ainsi qu'aimait le répéter un illustre Charentais, "il faut donner du temps au temps".

Par nature, le charentais n'est guère pressé : n'a-t-il pas choisi la "cagouille" comme emblème ! (le célèbre escargot petit gris, délicieux en sauce).

Et le distillateur de Cognac donc ? Qui doit, au coeur de l'hiver passer ses jours et ses nuits à surveiller l'alambic, pour protéger le vin de tout "coup de chauffe" intempestif.
Oui, enfin cà, c'est la méthode Dudognon : rarissimes sont les "bouilleurs" à utiliser encore bois et charbon pour chauffer la chaudière, en lieu et place du gaz.
Du folklore tout cà ! Aïe, ne provoquez pas cette femme de caractère qui a pu, à maint reprises, tester l'incidence sur le volume et le gras des eaux de vie (surtout les dernières écoulées en fin de chauffe), d'une chauffe douce et pilotée au "nez et au touché". Ca ne s'invente pas, cela s'apprend avec les anciens, campagne après campagne...

Et avant l'alambic, il y a le vin : on ne cherche pas à élaborer un grand vin pour le Cognac; acidité importante et pas trop d'alcool sont les critères recherchés. C'est ce que confère l'Ugni Blanc, rebaptisé "St Emilion des Charentes", gros producteur à grosses grappes, bien résistant aux maladies sous ce climat disons "humide" (la cagouille en est fort aise).

Oui, mais Claudine Dudognon se souvient des eaux de vie anciennes issues de Folle Blanche (si sensible à la pourriture) aujourd'hui quasi-disparue, mais si délicate, si apte au vieillissement sur ce magnifique terroir de la Grande Champagne. Et puis ce "bon vieux" Montil, dont il a fallu retrouver des bois à greffer puisqu'aucun pépiniériste n'en propose plus. C'est sûr, ces deux raisins ont toute leur place chez Dudognon pour apporter complexité et capacité de vieillissement.

Quelle finesse, quelle intensité dès le V.S.O.P., quel autre monde, comparé à la masse des Cognac réduits à l'eau et caramélisés (si, si c'est légal !).

En plus, uniquement de la Grande Champagne, le "grand cru" du cognac, sur une superficie de 12 ha, ce qui est un bien petit domaine pour la Charente.

Les Cognac Dudognon sont des eaux de vie réellement exceptionnelles : vous paierez le savoir faire et le temps. Des décennies de "part des anges" (l'évaporation) et d'immobilisation dans les fûts de chêne âgés de 3 à...75 ans.